La Fondation Cartier incarne la pratique insidieuse d’utiliser une fondation “artistique” pour séduire le public en lui faisant croire que sa marchandise et son modèle d’affaires sont en réalité le contraire de sa véritable relation avec la nature et les intérêts des peuples indigènes…

“La vraie relation de la Fondation Cartier avec la nature”- photomontage – Barbara Crane Navarro
photos: Exposition de la Fondation Cartier “Nous les arbres” – Luc Boegly / Site aurifère – João Laet

Les entreprises qui prétendent avoir une “générosité désintéressée” tout en “parrainant” les populations indigènes et les biosphères que leur modèle d’affaires détruit sont douteuses… tout comme les ONG et d’autres qui les sanctionnent.

Claudia Andujar, La Lutte Yanomami, 2020, Fondation Cartier, Paris. LUC BOEGLY 2020 (détail)

Cartier est la seule société de produits de luxe à utiliser les Yanomami comme porte-parole (vendeurs?) pour leur commerce de bijoux en or et en diamants.

Mais vous… Si vous achetez des bijoux en or et diamant, des montres et des accessoires chez Cartier et d’autres dans l’industrie du luxe, ou des marchandises en or et diamant dans des points de vente ou des magasins discount, vous êtes également complice de la destruction des forêts tropicales et de la dégradation des vies des peuples indigènes.

Veuillez dire NON à l’or!

Photo: Destruction de mines d’or dans la forêt amazonienne (détail) – Edsjio
“Les mineurs d’or détruisent la forêt” – dessin sur papier – Namowë Yanomami

Comme le dit le porte-parole des Yanomami Davi Kopenawa dans le chapitre “La fumée du métal” de son livre “La chute du ciel”: “C’est en devenant esprit … que j’ai appris à connaître l’épidémie d’or, que nous appelons oru a xawara. … L’épidémie de xawara se développe dans les endroits où les Blancs fabriquent leurs marchandises et les accumulent. Sa fumée émane de ces produits et des usines où sont cuits les minéraux dont ils sont issus. … Mon beau-père me dit souvent: ‘Tu dois dire ça aux Blancs! Ils doivent savoir que nous mourons les uns après les autres à cause de cette mauvaise fumée des choses qu’ils arrachent du sol.’ C’est ce que j’essaie maintenant d’expliquer à ceux qui écouteront mes paroles. Peut-être que cela les rendra plus sages? Mais il est vrai que s’ils continuent à suivre cette voie, nous périrons tous. Cela est déjà arrivé à beaucoup d’autres personnes de la forêt sur cette terre du Brésil, mais cette fois je pense que même les Blancs ne survivront pas.”

https://barbara-navarro.com/2020/07/08/le-vrai-cout-des-bijoux-de-luxe-les-cartels-blanchissent-largent-de-la-drogue-en-vendant-lor-de-sang-a-cartier-et-a-dautres-dans-lindustrie-du-luxe-et-les-yanomami-et-autres-peuples-in/

About Barbara Crane Navarro - Rainforest Art Project

I'm a French artist living near Paris. From 1968 to 1973 I studied at Rhode Island School of Design in Providence, Rhode Island, then at the San Francisco Art Institute in San Francisco, California, for my BFA. My work for many decades has been informed and inspired by time spent with indigenous communities. Various study trips devoted to the exploration of techniques and natural pigments took me originally to the Dogon of Mali, West Africa, and subsequently to Yanomami communities in Venezuela and Brazil. Over many years, during the winters, I studied the techniques of traditional Bogolan painting. Hand woven fabric is dyed with boiled bark from the Wolo tree or crushed leaves from other trees, then painted with mud from the Niger river which oxidizes in contact with the dye. Through the Dogon and the Yanomami, my interest in the multiplicity of techniques and supports for aesthetic expression influenced my artistic practice. The voyages to the Amazon Rainforest have informed several series of paintings created while living among the Yanomami. The support used is roughly woven canvas prepared with acrylic medium then textured with a mixture of sand from the river bank and lava. This supple canvas is then rolled and transported on expeditions into the forest. They are then painted using a mixture of acrylic colors and Achiote and Genipap, the vegetal pigments used by the Yanomami for their ritual body paintings and on practical and shamanic implements. My concern for the ongoing devastation of the Amazon Rainforest has inspired my films and installation projects. Since 2005, I've created a perfomance and film project - Fire Sculpture - to bring urgent attention to Rainforest issues. To protest against the continuing destruction, I've publicly set fire to my totemic sculptures. These burning sculptures symbolize the degradation of nature and the annihilation of indigenous cultures that depend on the forest for their survival.
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