Plaidoyer pour la nature et les peuples autochtones ! Non au projet de loi #490 ! …et un message d’un chaman Yanomami… – actualisé


Un homme Yanomami en route pour inviter un village voisin à un festin, Alto Orinoco, Amazonas, Venezuela

« Je pensais que si les blancs pouvaient m’entendre, ils convaincraient le gouvernement de ne pas laisser la forêt être détruite… Maintenant, les mineurs d’or puent la forêt avec les fumées de leurs moteurs et les vapeurs de l’or et du mercure qu’ils brûlent ensemble. Désormais, nous craignons le paludisme des mineurs d’or, qui est également très féroce…

Le souffle de vie des habitants de la forêt est fragile face à ces fumées épidémiques de xawara. Si nous mourons tous, personne ne pourra compenser la valeur de nos morts. L’argent et la marchandise des Blancs ne les ramèneront pas parmi nous! Et la forêt dévastée ne pourra jamais être restaurée non plus, elle sera perdue pour toujours. »

– porte-parole et chaman Yanomami Davi Kopenawa


Une forêt en territoire indigène détruite par les orpailleurs

30% de ce qui est maintenant reconnu comme des terres autochtones ancestrales sont en danger d’être «légalement» ouvert à l’exploitation aurifère et à d’autres opérations d’extraction ainsi qu’à l’exploitation forestière et à l’agriculture industrielle. Le projet de loi qui permettrait cette atrocité, PL490 – déjà approuvé par la commission des affaires constitutionnelles du Brésil, sera décidé au Congrès en août 2021.

Ce projet de loi permet également le contact avec les peuples autochtones isolés s’il y a « d’utilité publique » et autorise les entreprises privées à approcher ces groupes si elles sont conventionnées pour le faire par le gouvernement !

Les mineurs d’or illégaux ont été motivés par la flambée des prix de l’or, la rhétorique pro-minière de Bolsonaro et l’ordre de l’agence gouvernementale des affaires indigènes, la FUNAI, qui a réduit le travail sur le terrain en raison de la pandémie. Les orpailleurs illégaux ne respectent pas la distanciation sociale vis-à-vis des communautés autochtones à proximité de leurs sites d’extraction d’or et propagent le Covid-19 parmi de nombreuses populations autochtones de la région amazonienne…


Yanomami tenant les restes incinérés de leurs morts après le massacre de leur famille de la communauté de Haximu par les orpailleurs / « Xawara, fumée épidémique tuant une communauté Yanomami » – dessin sur papier – Anoami Yanomami

Jusqu’à 75% de l’or extrait chaque année est utilisé pour des bijoux, des montres et d’autres symboles de statut vains et futiles vendus par les entreprises de l’industrie du luxe ainsi que les détaillants discount du monde entier.

Extraction d’or : Des dizaines de milliers d’arbres de la forêt tropicale doivent être déracinés, des centaines de tonnes de sol extraites et mélangées à des dizaines de tonnes de polluants environnementaux toxiques qui contaminent les terres et les sources d’eau indigènes afin d’extraire 1 1/2 gramme d’or par tonne de sol pollué pour cette bague en or spéciale, bijou en or, montre en or ou accessoire en or…

VEUILLEZ NE PAS ACHETER OU UTILISER DE L’OR!


Maison communale des peuples indigènes isolés dans la forêt tropicale

L’extraction de l’or et l’utilisation aveugle du mercure pour dénicher l’or transforment des pans des écosystèmes les plus riches en biodiversité du monde en un paysage lunaire cauchemardesque !

Dans le monde entier, l’extraction illégale d’or est plus lucrative pour les organisations criminelles, les cartels de la drogue, les groupes de guérilla et les mafias que le trafic de drogue. Pour les criminels se faisant passer pour des trafiquants de métaux précieux, l’or est le moyen idéal pour blanchir de l’argent illicite provenant d’autres activités illégales, car l’or illégal ressemble exactement à de l’or légal et le produit de sa vente peut être placé à la banque…

Le plus grand gang du Brésil, le First Command of the Capital (PCC), est connu pour opérer sur le territoire Yanomami à Roraima, une région en grande partie indigène le long de leurs routes de trafic d’or et de drogue. Ces criminels ont apparemment été embauchés pour protéger les zones d’extraction de l’or, et incitent à la violence contre les Yanomami avec l’utilisation d’armes automatiques et de bombes lacrymogènes depuis plus d’un mois !

Veuillez faire des choix d’achat qui ne détruisent pas la nature et la vie des peuples autochtones !

À nous de choisir une façon de nous parer et de nous décorer qui ne détruise pas les forêts et la vie des autres !

S’il vous plaît ÉCOUTEZ LE MESSAGE DU CHAMAN YANOMAMI :

ÉCOUTER LE MESSAGE DU CHAMAN YANOMAMI – LE PLAIDOYER DE LA FORÊT TROPICALE !

About Barbara Crane Navarro - Rainforest Art Project

I'm a French artist living near Paris. From 1968 to 1973 I studied at Rhode Island School of Design in Providence, Rhode Island, then at the San Francisco Art Institute in San Francisco, California, for my BFA. My work for many decades has been informed and inspired by time spent with indigenous communities. Various study trips devoted to the exploration of techniques and natural pigments took me originally to the Dogon of Mali, West Africa, and subsequently to Yanomami communities in Venezuela and Brazil. Over many years, during the winters, I studied the techniques of traditional Bogolan painting. Hand woven fabric is dyed with boiled bark from the Wolo tree or crushed leaves from other trees, then painted with mud from the Niger river which oxidizes in contact with the dye. Through the Dogon and the Yanomami, my interest in the multiplicity of techniques and supports for aesthetic expression influenced my artistic practice. The voyages to the Amazon Rainforest have informed several series of paintings created while living among the Yanomami. The support used is roughly woven canvas prepared with acrylic medium then textured with a mixture of sand from the river bank and lava. This supple canvas is then rolled and transported on expeditions into the forest. They are then painted using a mixture of acrylic colors and Achiote and Genipap, the vegetal pigments used by the Yanomami for their ritual body paintings and on practical and shamanic implements. My concern for the ongoing devastation of the Amazon Rainforest has inspired my films and installation projects. Since 2005, I've created a perfomance and film project - Fire Sculpture - to bring urgent attention to Rainforest issues. To protest against the continuing destruction, I've publicly set fire to my totemic sculptures. These burning sculptures symbolize the degradation of nature and the annihilation of indigenous cultures that depend on the forest for their survival.
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4 Responses to Plaidoyer pour la nature et les peuples autochtones ! Non au projet de loi #490 ! …et un message d’un chaman Yanomami… – actualisé

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  2. Merci, merci pour toutes les informations que vous nous apportez, pour les messages relayés, pour la prise de conscience espérée,

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